Séries Tv à Foison

06 mars 2017

134. Bron saison 2

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Genre : Série tv suédo-danoise (Policier) créée par Hans Rosenfeldt pour la chaîne SVT1 (Swe) et DR1 (Danemark).

Année : 2013

L’histoire : Après qu'un cargo volé s'est échoué contre un pont de l'Øresund, on le découvre vide de tout équipage sauf cinq jeunes enchaînés dans la cale. Ces jeunes, trois Suédois et deux Danoises, ont été enlevés et il s'avère qu'ils ont été volontairement infectés par une forme de peste pulmonaire. Les inspecteurs Rohde et Norén doivent de nouveau travailler ensemble mais leurs situations ont bien changé durant les treize derniers mois.

A propos de la série :

La saison compte 10 épisodes de + ou – 55 min.

Critique de ber :

La saison 1 avait scotché son petit monde ! Ici, l’essai est transformé et de quelle manière ! Tout d’abord grâce à un duo d’enquêteur toujours aussi habité. Entre l’inénarrable Saga qui tente la vie de couple et Martin qui essaie de reconstruire son cocon familial, les discussions personnelles offrent quelques moments irrésistibles entre cocasserie et malaise.

L’intrigue prend quant à elle aussi de la hauteur. En empruntant le même schéma dans une certaine théâtralisation des meurtres à la première saison, Bron sort tout de même quelque peu de son carcan de par l’identité des assassins. Ici, les deux enquêteurs feront face à une sorte de groupuscule terroriste, monté en plusieurs cellule. Et à chaque élucidation, une nouvelle couche de l’intrigue apparait.

Rarement un programme m’aura tant tenu en haleine au fur et à mesure de son déroulement. Entre chausse-trappe, fausse piste et déduction policière, le rythme effréné du programme percole jusqu’au nerfs des téléspectateurs.

Le nœud se dénouera fortement au neuvième épisode où l’on croit que tout est résolu. Et l’ultime segment d’apparaitre comme un épisode bonus bifide. D’un côté un dernier sursaut du cerveau du groupuscule et de l’autre, des événements qui laisseront des traces sur l’équipe policière qui s’est donné corps et âmes de bout en bout.

Et le thème générique de s’entonner lors de la dernière scène, abandonnant une Saga Noren sur le bitume, seule et désespérée. Et nous, encore tremblotant devant la grandeur ce cette série qui a réussi à rééditer le miracle de ses premiers atermoiements…

Note : 19,75/ 20 (pas 20 pour quelques petits raccourcis mais qui se logent très vite aux oubliettes tant le rythme est effréné)

Ber

 

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133. Gomorra saison 2

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Genre : Série tv italienne (Drame policier) créée par Stefano Sollima pour la chaîne Sky atlantic

Année : 2016

L’histoire :

Une année est passée et Ciro a pris la place des Savastano en instaurant une alliance entre tous les lieutenants des quartiers nord de Naples. Don Pietro couve sa vengeance, cloitré dans un appartement, tandis que son fils, Genny, s’est exilé en Amérique du sud pour gérer, en aval, l’entrée de la drogue en Italie.

A propos de la série :

Cette saison compte 12 épisodes de 58 min.

Critique de ber

Cette saison maintient la série dans les cimes de ce genre télévisuel. D’abord maligne lorsqu’elle s’ouvre sur les quelques minutes qui suivent la fin de la précédente saison. Sur un Genny entre la vie et la mort, un Don Pietro en cavale et une situation totalement redistribuée dans le quartier de la Scampia avec un nouvel homme fort : Ciro.

 

Ainsi tenu en alerte, le téléspectateur peut pénétrer, dès le second segment, dans les nouvelles trames scénaristiques.

 

Tout le monde est plus vieux d’un an et la situation est à couteaux tirés. La nouvelle alliance rend l’atmosphère on ne peut plus délétère avec un Ciro qui essaie, à corps perdu, de maintenir un semblant d’équilibre. A chaque épisode, il sera confronté à de nouveaux aléas qui le feront plonger, inexorablement, vers une issue que l’on devine éloignée du mot favorable.

 

Une saison donc de haute qualité mais très très sombre. Les exécutions seront légions et les survivants n’auront de cesse de se retourner pour anticiper de quelconques coups de poignard dans le dos. C’est très tendu de bout en bout avec quelques moments de haute volée (poético-sanguinaire) éparpillés durant les douze épisodes : Don Pietro qui vit caché dans un cagibi et ne se déplace que par les égouts, Ciro qui doit éliminer lui-même sa propre femme ou encore un règlement de compte final dans un cimetière, au pied de la tombe de Don Imma, l’épouse défunte de Don Pietro. Le sommet est même atteint lors d’une scène qui illustre bien la folie ambiante. Quand Scianel (prononcez Channel), lieutenant peroxydée haute en couleur, se prête au jeu d’un karaoké à la salle de bain, face à son miroir, avec un godemiché en lieu et place d’un micro. Alors que dans le même temps, on tente de tuer son fils dans la cage d’escalier…

 

La série passionne en épousant, çà et là, les destinées de plusieurs personnages, à des degrés d’importance variable. Que ce soit le spécialiste du coupage de la poudre ou bien des gars des ruelles frustrés ou parfois des caïds un peu plus importants. Et tous ces points de vue concourent à illustrer une situation telle une poudrière qui couve sans aucun temps mort.

 

Cela peut paraître un tantinet pesant mais cela semble essentiel à ce que les créatifs veulent générer chez l’auditoire. A savoir un malaise constant et un sentiment de malédiction qui rayonne autour de tous les personnages. Et donc bien loin des clichés des mafieux qui ont la « Grande Vie » avec un statut d’intouchable. Le programme se termine sur une grosse scène de règlement de compte digne d’un western spaghetti (trois personnages et un grand espace meublé par des pierres tombales) mâtiné à la sauce shakespearienne.

 

On est à bout de souffle et les deux années qui séparent chaque saison de Gomorra seront bénéfiques aux spectateurs pour se relever d’un tel déferlement de violence physique et psychologique.

 

Note : 18,5/20

Ber

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07 février 2017

132. The Night of saison 1

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Genre : Série tv américaine (Drama) créée par Richard Price et Steven Zaillian  pour la chaine HBO (USA).

Année : 2016

L’histoire :

Nasir « Naz » Khan est un étudiant américano-pakistanais vivant dans le Queens, à New York. Alors qu'il emprunte le taxi de son père pour se rendre à une fête, Naz se retrouve à conduire une jeune fille chez elle. Mais ce qui avait commencé comme une soirée idéale se transforme en cauchemar lorsqu'il se réveille à côté de sa compagne poignardée à mort.

A propos de la série :

Cette saison compte 8 épisodes de 58 min.

Critique de ber:

Voici le portrait-robot type d’une série réfléchie dans un but totalement qualitatif. Lorsqu’on utilise la plume d’un auteur de littérature noire chevronné (Richard Price) et un acteur de cinéma au C.V. bien fourni dans le sérail underground (John Turturro), HBO ne se la joue pas grosse prise de risque. Et le résultat est de fait à la hauteur des attentes des plus fervents aficionados télévisuels.

 

En résulte une série réussie qui, même si elle ne fait pas preuve d’une originalité débordante, remplit le cahier des charges avec un mélange d’enquête policière et de feuilleton procédurier. Ce qui le sort du lot c’est son incroyable ancrage dans une humanisation de ses personnages. Comme le pauvre prévenu, issu d’une minorité, que tout accuse. Ou l’avocat, un Turturro investi par son rôle, qui vit un calvaire à cause d’un eczéma galopant. Il en va d’ailleurs de même avec les bourreaux du héros. Que ce soit la procureure au visage légèrement difforme ou bien le policier en charge qui, à l’aube de sa retraite, va pousser son investigation vers un jusqu’auboutisme rageur pour se rétracter à la dernière minute en proie au doute.

 

Tout ce petit monde va se démener lors de huit épisodes que je qualifierai de presque didactique sur les travers d’un appareil judiciaire américain tant décrié.

 

On n’évite quand même pas l’écueil d’une description du monde pénitencier maintes fois vu sur le petit écran. Mis à part cela, The Night of demeure dans le haut du panier de ce que la télévision propose pour le moment. Et ce grâce à un propos concis (grâce au principe de la minisérie chère aux Anglais) et une distribution au-delà de tout soupçon qualitatif. Amen.

 

Note : 17/20

 

Ber

09 janvier 2017

131. Game of thrones saison 6

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Genre : Série tv américaine (Fantasy) créée par David Benioff et D. B. Weiss pour la chaine HBO (USA).

Année : 2016

L’histoire :

Une guerre se prépare dans le Nord. Jon Snow, revenu des enfers, se prépare à un nouveau combat avec Sansa à ses côtés. Tandis que Daenerys se retrouve confinée dans un couvent dans le désert, à Port Réal, le château est toujours sous le joug du grand Septon, grand dignitaire religieux qui maintient Cersei en réclusion et la reine en pénitence dans les catacombes.

A propos de la série :

Chaque saison compte 10 épisodes de 52 minutes. Le programme se base sur une série de romans de fantasy écrits par George R. R. Martin.

Critique de ber :

A l'aube de ses 13 derniers épisodes (étalés sur deux ultimes saisons), la série continue son petit bonhomme de chemin. Je diviserai la saison en deux parties.

La première manie toujours aussi bien l'art de fédérer son auditoire dès les premières minutes. Les créatifs arrivent toujours à tout resituer de façon aisée en débutant toujours par les grands axes narratifs. On vit ainsi la résurrection d'un Stark, la pénitence toute éphémère de Daenerys et l'on partage l'ambiance délétère qui règne à Port Real. En parallèle, on suivra aussi la destinée des deux petits derniers Stark. Prendra fin ainsi la cécité et la carrière de "tueuse à gage" d'Arya  tandis que que Bran, paraplégique, nous précipitera dans un voyage dans le temps. Développant son don de télépathie à un niveau supérieur, il découvrira de sombres secrets sur son père et mettre à jour la réelle origine des Marcheurs Blancs. C'est d'ailleurs avec lui que l'on refermera ce premier segment d'épisode avec un final de haut vol entre course poursuite effrénée et paradoxe temporel. Du grand art.

La suite est quelque peu plus laborieuse. Mais c'est l'intrigue qui veut ça. Celle-ci voit Jon Snow tenter de rallier un maximum de gens pour aller détrôner, à Winterfell, Ramsay Bolton. Ce dernier s'étant autoproclamé, par le sang et la terreur, grand seigneur du Nord. Le combat qui en découlera peut se voir de différente façon. Si on veut être décoiffé à nouveau par un épisode fleuve sur un combat épique, on repassera. Mais qui peut blâmer la série de sortir quelque peu de ses sentiers battus? En effet, la bataille, ici, se jouera en mode éclair et dans une fange incommensurable. Ce qui fera véritablement chuter le niveau de cette saison sont les rebondissements de fin de saison. Déjà que l'on tique un tantinet lorsque c'est une cavalerie (venue un peu de nulle part) qui sortira de l'impasse le clan Snow lors du siège de Winterfell, que dire des événements qui feront un peu évoluer la situation à Port Real ? Je les décrirai comme un peu malvenu (un génocide impromptu même si on sentait que quelque chose aller se passer) et très peu télégénique.

Heureusement l'honneur sera sauf au vu du grand déballage d’artillerie lors d'une des ultimes images. Voir de la sorte L'Imbrûlée accompagnée d'une flottille et de ses trois dragons prendre le large en direction du Nord ne peut que faire frémir les fanas de la première heure. Comme une promesse pour le grand Epilogue qui s'annonce…

Note : 16/20

Ber

 

 

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21 décembre 2016

130. Dead Set saison 1

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Genre : Série tv anglaise (Horreur-Drama) créée par Charlie Brooker pour la chaîne E4

Année : 2008

L’histoire : L'action se situe dans la maison de l'émission de télé réalité Big Brother. Elle traite de l'attaque de zombies dans le Royaume Uni, créant le chaos et coupant par la même occasion les occupants de la maison de Big Brother du monde extérieur.

A propos de la série :

La saison compte 5 épisodes (le pilote de 45 minute+4 épisodes de 25min)

Critique de ber :

Quelques mois avantt Walking Dead, outre Manche, le zombie envahissait déjà le petit écran. Ce petit hors d’œuvre (une mini série de cinq épisodes) se regarde comme un hommage à Romero : il faut juste remplacer les centres commerciaux par un studio de télé réalité. En plein boom de ce type de programme, Brooker s'amuse comme un petit fou avec les codes de ce type d'émission(le producteur imbuvable, la bombasse débile ou encore le transgenre adulé par les foules)

Cela se consomme donc sans modération tel un TGV télévisuel, à l'image de ces zombies qui rivalisent de rapidité avec des coureurs de 100m. Encore un signe du temps. Là ou Romero les affublait d'une tension artérielle proche de l'ECG plat, ici, leur vélocité fait écho à la génération internet et de son immédiateté prônée par la société actuelle.

Vivement conseillé donc pour les fans de genre.

Note : 16,5/20

Ber

 

 

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20 décembre 2016

129. Westworld saison 1

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Genre : Série tv américaine (Western-Science-Fiction) créée par Jonathan Nolan et Lisa Joy pour la chaîne HBO

Année : 2016

L’histoire : Westworld est un parc d'attractions futuriste recréant l'univers de l'Ouest américain du XIXe siècle. Il est peuplé d'androïdes, appelés « hôtes », réinitialisés à la fin de chaque boucle narrative. Les visiteurs, appelés « nouveaux venus » , peuvent y faire ce qu'ils veulent sans aucune conséquence. Mais à la suite d'une mise à jour du programme des androïdes, les dirigeants du parc devront faire face à plusieurs bugs dans leur comportement.

A propos de la série :

La saison compte 10 épisodes 50 minutes. La série est basée sur le film Mondwest (Westworld) écrit et réalisé par Michael Crichton en 1973.

Critique de ber :

On est là dans de la grosse machinerie qui sent le gros investissement basé sur de grands noms que ce soit à la production (le frère de Christopher Nolan et JJ Abrams aux manettes) ou à la distribution (Ed Harris et Anthony Hopkins tout de même). Même si il y a là de gros gages de qualité, les meilleures intentions ne font pas toujours les meilleures programmes. Voyons cela...

 

Ici, on est tout de suite plongé dans un monde virtuel, une sorte de parc d’attraction moderne. Déjà là, on ne se dépare jamais d'un sentiment de déjà vu. L'ombre de Matrix plane tandis que Westworld emprunte fâcheusement à Lost pour son intrigue nimbée de mystères.

 

Pourtant, le programme va réussir peu à peu à se délester de cela. Plus on va s'enfoncer dans la complexité de la psyché de ces hôtes créés par l'homme, plus le spectateur se trouvera envoûté par des enjeux beaucoup plus complexes que ceux esquissés de prime abord.

 

Couche par couche, Nolan dissèque ses intentions pour atteindre un certain sommet sur les 8ième et 9ième segments. Là, on se trouve pendu aux lèvres des protagonistes peu avares en révélation. Entre crise d'identité et autre prise de conscience commune, les hôtes vont peu à peu se créer une destinée. Et ce, malgré le joug d'un Deus ex Machina fait de chair et d'os.

 

Malheureusement ce soufflé qualitatif va franchement s'écrouler devant un ultime épisode dont les palabres ininterrompues auront raison de l’intérêt du spectateur.

 

Et ce n'est pas le dernier coup de dès final du créateur de Westworld qui nous sortira de la torpeur. En lieu et place d'un émoustillement final, j'opterai plus pour un petit côté navré lorsque la série prend une tangente assez grossière. Tel un clifhanger vain pour essayer de relancer une machine grippée, de la plus racoleuse des façons: transformer les fausses effusions de sang en véritable hémoglobine. Mais peut être l’avenir me fera mentir?

 

Au final, du bon et du moins bon. Comme dans les premiers épisodes où certains procédés étaient à la limite du pompeux. Comme le thème du générique qui singe éhontément celui du Trône de fer. Ou encore ces titres pop mués à la sauce "piano mécanique » comme dans les saloons d'antan.". Cela peut tenir la route sur deux épisodes (la fusillade sur le Paint it black des Stones ou le Creep de Radiohead que l'on se plait à deviner pour appuyer une atmosphère). Mais par la suite, ce dit procédé se vit comme un gimmick poussé jusqu'à ces derniers retranchements…

 

Note : 14/20

 

Ber


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15 décembre 2016

128. Fargo saison 2

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Genre : Série tv américaine (Anthologie-Comédie noire) créée par Noah Hawley pour la chaîne FX

Année : 2015

L’histoire : En 1979, la coiffeuse Peggy Blumquist et son mari, un boucher du nom d'Ed Blumquist, décident de couvrir leurs traces après le meurtre involontaire de Rye Gerhardt, un des fils d'une famille criminelle locale...

A propos de la série :

La saison compte 10 épisodes 50 minutes. La série est basée sur le film Fargo des frères Coen. Cette saison 2 traite d'un incident qui s'est déroulé en 1979 à Sioux Falls dans le Dakota du Sud et qui a été plusieurs fois mentionné durant la première saison.

Critique de ber :

La première saison avait déjà enchanté tout son petit monde. La Second enfonce le clou!

En décidant de redistribuer toutes les cartes (autre ligne temporelle), les créatifs recréent tout un petit microcosme autour de Fargo. Cela va du petit couple lambda sans histoire à deux shérifs locaux liés familialement en passant par des bandits de toute sorte qu'ils soient du crus ou bien faisant partie d'une Mafia plus importante.

Autour de tout ces gens, les auteurs vont broder une intrigue aux petits oignons digne de l'écriture de leur modèle, les Frères Coen.

Même si l'on va inexorablement vers un massacre annoncé à l'épilogue (le mythique Massacre de Sioux Falls), ne croyez pas que toute cette bande ne va faire que palabrer pour atteindre ce point culminant en hémoglobine. Oh que non! On aura droit à une flopée de règlements de compte divers tout au long d'une saison riche en émotion.

Filmé majoritairement en split screen sporadique (afin de bien comprendre les enjeux pour chaque personnage), Fargo choisit, vers le final, de se livrer en épisode parallèle (temporellement parlant) à la manière d'un Pulp fiction. Cela se révèle tout à fait bénéfique au vu d'une intrigue se compliquant.

Et le pire, c'est que les bon points ne s'arrêtent pas là! Ajoutez une Kirsten Dunst totalement habitée par son personnage d'esthéticienne barge et tous les autres acteurs au diapason et une visite extra terrestre dont l'incongruité n'a d'égal que la quantité de litre de sang versé tout au long des 10 segments. Et là, moi, je crie au génie. Ma note est donc en conséquence!

 

Note : 20/20

Ber

 

 

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19 novembre 2016

127. Homeland saison 5

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Genre : Série tv américaine (Dramatique) créée par Jhoward Gordon et Alex Gansa pour la chaîne Showtime (USA).

Année : 2015

L’histoire : Carrie a quitté la CIA pour un poste d'agent de sécurité pour une personnalité diplomatique allemande. Son passé la rattrapera

lorsqu'un membre de la CIA est mandaté pour l'éliminer...

A propos de la série :

La saison compte 12 épisodes de 50 minutes.

Critique de ber :

Complexe cette saison. Cela s'ouvre sur une Carrie qui s'est éloignée des services secrets et qui a trouvé un amoureux afin d’élever au mieux sa petite. Et l'action débute en Europe, en Allemagne pour être précis. Une fraîcheur habitait quelque peu la série. Bien sûr, l’héroïne recroisera vite le chemin de la CIA.

Disons que le scénario tient assez bien la route (la CIA essaie de la tuer donc elle va essayer de comprendre pourquoi) mais on retombe dans des schémas plus convenus lorsqu'elle se fait passer pour morte afin d'enquêter clandestinement.

Et là, tout se complique avec des agents doubles au sein de la CIA, un Saul que l'on veut faire tomber, des Russes qui viennent mettre leur grain de sable tout en essayant de faire accuser les Israélien.

C'est le moment que j'ai choisi (à mi-saison) pour dire stop ! Stop parce que tout est un peu trop proche d'uneréalité terroriste actuelle ? Stop parce que à force de jouer trop à l'intrigue alambiquée, le public se lasse ? Stop parce que l' on trouve tous un peu gros que l'on mandate Quinn pour éliminer Carrie (alors qu'il en est bleu )? Il y a sûrement un peu de tout cela…

Pourtant tout avait assez bien commencé avec une première scène qui dégoupillait quelque peu la situation actuelle avec l’État islamique (un Hacker allemand d'origine arabe postait une vidéo sur le site de DAESH afin de les humilier).

Je ne ferai pas l'affront à la série de la noter vu que j'ai lâché le train en marche.

Ber

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26 octobre 2016

126. The Knick saison 2

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Genre : Série tv américaine (Drame médical) créée par Jack Amiel et Michael Begler et réalisée par Steven Soderbergh pour la chaîne Cinemax (USA).

Année : 2015

L’histoire : Interné pour cause de dépendance à la cocaïne, le Dr John Thackery remonte tout doucement la pente...

A propos de la série :

La saison compte 10 épisodes de 50 minutes.

Critique de ber :

Deuxième livraison pour la série The Knick, enfantée par le sieur Soderbergh. Si la première saison faisait la part belle à une mise sous projecteurs du Dr Thackery affublé de son inénarrable charisme (Clive Owen s'en était donné à cœur joie), ici, la performance de l’acteur se veut plus sobre. Faut dire qu’on l’avait laissé en piteux état notre chirurgien de haut vol. Interné pour cause de dépendance à la cocaïne, il devra remonter la pente pour retrouver de la crédibilité envers la profession. Sa réhabilitation ne tardera point et s’ensuivra, pour lui, un nouveau cheval de bataille thérapeutique : guérir l’accoutumance à tous types de drogue.

N’ayez crainte, le grand clinicien jouera toujours les précurseurs sur l’une ou l’autre thérapeutiques nouvelles. Comme lorsqu’il se lance dans la séparation de jeunes sœurs siamoises ou quand il instille la malaria à sa bienaimée pour tenter de guérir sa syphilis (une sombre histoire d’hyperthermie salvatrice).

A défaut d'être passionnante de bout en bout, la série se veut foisonnante. Toujours aussi avide de dépeindre une période de la ligne du temps (le début du XXième siècle), le programme essaime une ribambelle de thématiques qui collent toujours bien à son sujet : les combines dans la gestion de l’hôpital, les premières notions d’eugénisme mise en pratique par un médecin sectaire, les épidémies de variole et de peste,  les prémisses des campagnes de prévention de MST par une bonne sœur bannie (par des distributions de condoms à base d’intestin de cochon aux maisons closes !) ou encore l’arrivée de l’Adrénaline dans les balbutiements de la réanimation.

Il faut bien avouer que dans son dernier chapitre, The Knick pousse un peu le bouchon. Faire se terminer la saison sur une séance d’auto chirurgie viscérale (grâce à un miroir et des assistants de confiance) par le héros tel un suicide programmé devant une audience est à la limite du grotesque.

Ce serait dommage de finir de la sorte pour une série qui apportait réellement quelque chose au paysage audiovisuel. A l’heure où j’écris ces lignes, il y a des rumeurs qu’un script pour une premier épisode d’une hypothétique saison trois aurait été commandé. Et là de se poser la question de la tournure qu’il prendra. Une étude de caractère de Thackery dans ses plus jeunes années ? Ou bien prendra-t-il la forme d’une « résurrection » de Thackery que l’on devine très mal en point sur les images finales. Parce que je vois mal le programme continuer à subsister sans son rôle vedette. Qui vivra verra….

Note : 15,5/20

Ber

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20 octobre 2016

125. Bloodline saison 1

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Genre : Série tv américaine (Drama) créée par Todd A. Kessler, Glenn Kessler et Daniel Zelman pour la chaine Netflix (USA).

Année : 2015

L’histoire :

Les Rayburn ont une réputation sans faille au sein de leur communauté. Mais quand Danny, brebis galeuse de la famille, fait son retour pour le 45e anniversaire de l’hôtel de ses parents et menace de révéler de terribles secrets du passé, la loyauté familiale va prendre un nouveau tournant.

A propos de la série :

La saison compte 13 épisodes de 52 minutes. Cette première saison a été dévoilée en avp lors du 65e festival de Berlin en février 2015.

Critique de ber :

Voilà le type de série dans laquelle on pénètre dès les premières secondes. Et ce, grâce à un cadre idyllique (une île paradisiaque proche de Miami), une famille avec de gros secrets enfouis et dont l'avenir semble pavé d’embûche (le retour du frère « maudit » et les flashforward emprunt d'un danger imminent).

Tout va être construit intelligemment pour que tout ce microcosme familial implose totalement par palier successif.

Cette implosion trouvera son origine dans le retour du frère « banni » qui va ramener avec lui une animosité dormante depuis des lustres. Ce qui engendrera de sa part un comportement plus que malsain et des actions qui vont mettre en péril le patrimoine familial, à savoir la gestion de leur hôtel de luxe.

Ce qui fait définitivement sortir le programme du lot c'est la performance de « la brebis galeuse » de la famille. La performance de Ben Mendelsohn est à couper le souffle !

Bloodline finit même par garder le meilleur pour la fin. L'épisode douze, qui voit l'affrontement fratricide final entre Kyle, le flic, et Danny jouit d'une puissance émotionnelle rarement atteinte à l'écran. De ces moments phares que seule les grandes séries peuvent s’enorgueillir.

Le petit bémol prendra, pour moi, la forme d'un 13ième segment qui étire inutilement les conséquences du grand final. Et quand les auteurs referment la saison sur deux petits coups de théâtres (le doute instillé à la matriarche et l’apparition d'une engeance sortie de nulle part), la faute de goût, limite putassière, n'est pas loin ! Dommage de clôturer de la sorte une saison qui se suffisait pleinement à elle même…

Note : 16,5/20

 

Ber

 

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