Séries Tv à Foison

18 août 2017

140. American Gods saison 1

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Genre : une série télévisée américaine créée par Bryan Fuller et Michael Green pour la chaîne STARZ.

Année : 2017

L’histoire : En sortant de prison, Ombre apprend la mort de sa femme et de son meilleur ami dans un accident de voiture. À bord de l'avion qui le ramène chez lui, il se fait embaucher comme garde du corps par un étrange personnage dénommé Voyageur qui l'entraîne dans un long périple à travers les États-Unis. Ombre découvre bientôt que Voyageur n'est autre que l'ancien dieu nordique Odin qui tente de rallier à sa cause les autres anciens dieux et quelques personnages folkloriques afin de mener une guerre sans merci aux divinités plus récentes de l'Amérique que sont la voiture, internet, la télévision et les médias.

A propos de la série :

La saison compte 8 épisodes de + ou – 55 min. Adaptation du roman du même nom de Neil Gaiman

Critique de ber :

Voilà donc 8 épisodes assez bien charpentés pour illustrer la première moitié du bouquin de Neil Gaiman. Je pense tout de même que la série ne parlera qu'à ceux qui connaissent le matériau d'origine. Parce que la série prend le temps d'installer son ambiance et ce, au prix d'innombrables palabres non dénuées d'intérêts pour les connaisseurs.

D'ailleurs la mise en forme de la série peut rebuter aussi. Le récit principal est entrecoupé de pas mal de sous-intrigue alambiquées. Ainsi chaque épisode s'ouvre sur la narration de récit antédiluvien dont la véritable portée peut échapper si l'on a méconnaissance du livre.

Sinon, moi j'ai pris mon pied dans ce dédale d'aventure mystico ésotérique ancrée dans un monde tout ce qu'il y a de contemporain. Et Ian Mc Shane (l'inénarrable Swearengen de la série Deadwood) de tenir bien profondément cachée les clefs de cet improbable combat qui va s'amorcer entre divinités décaties et les dieux technologiques !

J’en redemande !

Note : 19/20

Ber

 

 

 

 

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12 juillet 2017

139. Bron saison 3

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Genre : Série tv suédo-danoise (Policier) créée par Hans Rosenfeldt pour la chaîne SVT1 (Swe) et DR1 (Danemark).

Année : 2014

L’histoire : 13 mois ont passé depuis l’arrestation de Martin. Saga se voit affublé d’un nouveau détective danois, Thure, afin d’arrêter un tueur en série qui abandonne ses victimes dans de macabres mises en scène de part et d’autre du pont de Malmö.

A propos de la série :

La saison compte 10 épisodes de + ou – 55 min.

Critique de ber

Après avoir maintes fois prouvés qu'ils étaient les rois du polar, les scandinaves se placent ici en pole position du thriller télévisuel. Bron réussit l'exploit de transformer le double essai réussi lors de ses deux premières saisons.

Et ce, grâce à deux atouts majeurs. D'abord, les créatifs ont décidé de dupliquer le schéma narratif de la première saison. A savoir un tueur en série impénétrable jusqu'au dernier segment et qui commet ses forfaits à grand renforts de mise en scène.

En second lieu, les auteurs ont trouvé un nouvel équipier à notre chère Saga. Un coéquipier d'une complexité rare (toxico et qui vit littéralement avec les fantômes de sa défunte famille). Se nouera ainsi une relation tout à fait atypique qui poussera Saga à véritablement évoluer sur le plan affectif. Il faut dire qu’entre la perte de son mentor, une nouvelle boss un brin harcelante et la mort récente de ses deux parents, Saga ne sera épargnée par aucune vicissitudes scénaristiques…

Le jeu de chat et la souris avec le psychopathe marche très bien avec son lot de faux suspect et une enquête qui rebondit deux ou trois fois par épisode. Le savoir-faire du showrunner de Bron n'est plus à prouver. Poudrant quelque petite facilité émaille les 10 épisodes (un tueur qui se fait voler son portable par le plus grand des hasards par un personnage secondaire ou encore la jeune fille enceinte qui échappe à ses geôlier set part se cacher....chez elle!)

Ces petites scories sont franchement anecdotiques tant le rythme est effréné et c'est avec un certain brio que le mystère est éventé au tout dernier épisode. Avec une réelle pertinence réflexive sur une certaine idée de la paternité.

Et à la fin, Bron en gare encore sous le capot. Avec deux enquêteurs on ne peut plus proche investis d'une nouvelle mission mais totalement personnelle cette fois-ci. Cela fleure bon une quatrième saison pour asseoir définitivement le culte de cette série…

 

Note : 19,5/20

Ber

 

 

 

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28 juin 2017

138. Nurse Jackie saison 1

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Genre : Série tv américaine (Comdie dramatique) créée par Linda Wallem, Evan Dunsky et Liz Brixius pour la chaîne Showtime (USA).

Année : 2009

L’histoire : Infirmière au sein des urgences d'un hôpital new-yorkais assez difficile, Jackie a du mal à équilibrer sa vie professionnelle agitée et sa vie personnelle désastreuse. Obstinée et brillante, elle se bat pour affronter les cas les plus difficiles. Seulement pour pouvoir supporter physiquement tous ces tracas quotidiens, elle consomme plusieurs médicaments et est notamment dépendante au Vicodin……

A propos de la série :

La saison compte 12 épisodes de + ou - 26 minutes.

Critique de ber :

Critique de ber :

Nurse jackie se consomme avec un plaisir non feint sans pour autant que l’on crie au génie. L’univers est assez balisé (le milieu médical a été maintes fois revisité au petit écran) mais disons que pour une fois c’est autour d’une infirmière que se cristallise tout un petit microsome de personnage haut en couleur. Et quelle infirmière ! Une Eddie Falco (la Madame Tony Soprano pour les téléphages que vous êtes) sans filtre qui brave beaucoup d’interdit (les médecins en prennent pour leur grade et elle franchit quelquefois la ligne devant certains patient amoraux) mais toujours avec une classe folle sans jamais verser dans la vulgarité.

Construit comme une sitcom (de court épisode de 25min), la série est un torrent émotionnel qui connait ses hauts et ses bas en fonction de la patientèle qui visitent les urgences de l’hôpital. Surnage au-dessus de cette mêlée, ce personnage franchement atypique qui va bien au-delà des quelques punchlines qu’elle assène sporadiquement.

Car Jackie a de drôles de mœurs. Tout d’abord, elle est totalement schizophrène par rapport à sa vie de couple et sa vie professionnelle. Jusqu’à mener une double vie avec des collègues qui ne savant même pas qu’elle a une famille et à la clef, un amant qui hante la pharmacie de son lieu de travail. Et pour concilier cela à sa vie de femme au foyer (elle a deux petites filles en bas-âge), l’infirmière consomme des médicaments stupéfiants.

Voilà le décor planté pour une série qui aura œuvré pendant sept longues années à la télévision. Disons que cette première livraison ébauche la psyché de cette infirmière qui trime au boulot et qui rame à la maison. Car entre donner le change avec son mari et devant les difficultés qu’elle a avec sa cadette qui souffre d’hyper anxiété, Jackie est toujours à deux doigts de s’écrouler. Malheureusement ces situations de famille en détresse au vu du rythme fou imposé par notre société actuelle parlera à beaucoup de gens.

C’est surement ce qui a fait le succès de la série en apposant une infirmière, somme toute dévouée, mais un petit atypique à une réalité assez convenue. L’identification est alors aisée. Et comme le reste de la distribution est au diapason, Nurse Jackie mérite sa place dans les séries hautement recommandables…

Note : 15,5/20

 

 

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18 mai 2017

137. The Walking dead saison 6

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Genre : Série tv américaine (Horreur) créée par Frank Darabont pour la chaine AMC (USA).

Année : 2015

L’histoire : Nos survivants ont trouvé refuge à Alexandria. Malheureusement la communauté voit poindre deux dangers parallèles : les chiens fous de « Wolves » et la proximité d’un essaim de zombies coincés dans une carrière…

A propos de la série :

La saison compte 16 épisodes de + ou - 40 minutes.

Critique de ber :

Très bonne entrée en matière en ce début de saison. On ressent directement une tension palpable suite à la découverte d'une gigantesque horde de zombies qui risquent de converger vers Alexandria. Malin, les créatifs entrecoupent les premiers épisodes de scènes en noir et blanc qui comblent l'ellipse scénaristique d’entre deux saisons.

Bien entendu le plan pour rediriger l'essaim de zombie va quelque peu capoter. Et les francs-tireurs de "Wolves" d'attaquer Alexandria dans l’intervalle ! Tout cet arc narratif se conclura vers la mi-saison par une scène de siège d'Alexandria digne d'un épisode de Game of thrones. Et que dire de la charge émotionnelle lorsque la nouvelle famille de substitution de Rick se fait dévorer devant leurs yeux !

Heureusement, les auteurs vont faire redescendre un peu la pression ensuite avec la rencontre avec le facétieux Jesus, résident de La Colline. Et là, la série d’épouser à nouveau les contours de la version comics. Le vrai aficionado sera ravi mais il faut bien avouer que la trame scénaristique est un peu moins maitrisée. Car en marge de la découverte de cette nouvelle communauté, la bande à Rick va vite faire connaissance avec Les Sauveurs qui raquettent sans foi ni loi leurs "nouveaux amis"

On sent bien que les créatifs gardent sous le coude la mise en image de Negan, le boss des Sauveurs. Ce qui nous embarque dans diverses escarmouches avec ces nouveaux ennemis Sauveurs que je qualifierai d’un peu bancal.

Pourtant l’ultime scène va quand même friser le génie. Pas lorsque Negan apparait enfin à l’écran. Non, je crois que l’acteur Jeffrey Dean Morgan devra encore faire ses preuves durant la prochaine saison pour tenter d’approcher la folie du personnage de papier. Non, ce qui retient totalement l’attention, c’est sa dernière action. Le vilain va tuer un personnage principal. Et le coup de génie est que Negan roue de coup son supplicié mais du point de vue de la victime ! Donc on ne sait pas qui c’est et la caméra qui tremble sous la puissance des coups de batte nous abandonne devant notre écran, un peu groggy…

Note : 16/20

Ber

 

 

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21 avril 2017

136. Legion saison1

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Genre : Série tv américaine (Drame-SF) créée par Noah Hawley pour la chaîne FX

Année : 2015

L’histoire : David Haller a été diagnostiqué schizophrène pendant son jeune âge, et a donc été interné dans différent hôpitaux psychiatriques depuis. Mais à la suite d'une rencontre inattendue avec un autre patient, Haller se rend compte qu'il a bien plus qu'une maladie mentale.

A propos de la série :

La saison compte 08 épisodes d’une quarantaine de minutes. Première série tv dérivée de l’univers des X-men transposé au cinéma sous la houlette de Bryan Singer

Critique de ber :

Complexe cette première incursion de l’univers X-men au format tv. Il faut bien avouer que son côté décousu m’a presque fait abandonner l’aventure. Pourtant cela collait assez bien au personnage le plus torturé des comics de la franchise. Mais au fil des épisodes, le fil conducteur ne cesse de nous échapper et on ne comprend jamais les véritables intentions des deux factions qui se disputent les « faveurs » du héros. Une étincelle apparait à l’épisode 5 lorsque les créatifs tentent de retranscrire le Plan Astral cher au Professeur Xavier. On reste néanmoins mitigé au vu du résultat.

L’uppercut que l’on attendait arrivera finalement dès l’entame de l’épisode 6. Episode où tout est remis en perspective. On retourne au statut quo de départ (l’hôpital psychiatrique) avec des cartes totalement redistribuées. On ne tardera pas à comprendre que ces nouvelles prérogatives ne sont qu’une vue de l’esprit torturé de David. Car, enfin, le bad guy (le Roi d’Ombre) va nous être identifié. Et ce dernier va jouer avec la psyché de David en prenant les traits de la défunte meilleure amie du héros. Et là, Aubrey Plaza, va dynamiter de sa performance les quelques heures de programme qu’il nous reste à visionner. David prend peu à peu conscience de sa « mutanité » et ses pouvoirs vont alors s’exprimer de différentes façons. Que ce soit de façon défensive (ils se dédoublera pour isoler son côté rationnel qui parlera avec l’accent anglais de l’acteur. Super clin d’œil !) ou bien offensive (ses dons de télékinésie).

Sans véritablement offrir sur un plateau les liens avec l’univers cinématographique, quelques cous de coude sont toutefois assénés (le croquis sur le tableau qui schématise le papa de David en épousant la silhouette d’un Charles Xavier).

Depuis ce sixième segment, on est passionné par le moindre détail. Le bras de fer psychique entre David et le Roi d’ombre ne trouvera pas de résolution définitive mais David exorcisera son funeste hôte qui l’habitait depuis la plus tendre enfance. Même si le final est réussi, il ne se la joue pas « gros combat épique qui restera dans les annales ». Là, en singeant quelque peu les versions ciné marvel, les auteurs vont glisser une mini scène post générique qui va ouvrir un champ des possibles incroyables pour ceux qui connaissent la saga en comics. Ce rapt inattendu que l’on devine le fait d’une technologie très très avancée donne l’espoir de voir à l’écran la grandeur de l’Empire extraterrestre Shiar !

 

Note : 15,5/20

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28 mars 2017

135. Ash VS Evil dead saison 1

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Genre : Série tv américaine (Comédie-horrifique) créée par Sam Raimi pour la chaîne StarZ

Année : 2015

L’histoire : Ash Williams, ex tueur de démons, vient de passer ces 30 dernières années à vivre dans une caravane et bosser comme vendeur dans un magasin de bricolage. Mais un soir où il est fortement alcoolisé, il fait l’erreur de lire le Nécronomicon qui fait revenir les « Deadites (en angl.) », qui menacent de détruire l'humanité

A propos de la série :

La saison compte 10 épisodes d’une vingtaine de minutes. La série fait suite à la trilogie des films Evil Dead.

Critique de ber :

Voici les différents états par où on passe durant la vision de la série. Le premier sentiment est un bonheur assez enjoué de retrouver Ash depuis tout ce temps. On le découvre assez pathétique (vendeur dans un discount miteux) et un poil rouillé (et oui, il porte un dentier !). On ne discutera pas non plus le côté fendard de l'entreprise avec toujours un côté gore assumé mais ici dans un quotidien réaliste. Pourtant, l'on finit par assez vite déchanter.

La faute à qques CGI manqués (car trop numérisés), à deux ou trois dialogues qui tombent à plat (en voulant trop imiter le modèle sitcom) ou encore à une géographie du road trip des héros disons assez floue.

Ajoutez à cela des seconds rôles pas toujours heureux (la milice survivaliste par ex.) et on est à la limite de l'abandon de poste !

Heureusement les trois derniers épisodes changeront la donne ! Et de façon assez simple (logique ?) d'ailleurs : en ramenant Ash à ses premières amours, à savoir la cabane où tout a commencé.

Là, on retrouve enfin ce qui faisait le sel des deux premiers films. A savoir le triumvirat intensité-folie ambiante-hémoglobine ! Et ça marche en plus. La série trouve un rythme inespéré et les trois derniers segments se consomment à la vitesse v-v'.

Entre une nouvelle visite du propriétaire pour nous (non seulement la cabane mais aussi le débarras et la cave) et images des films en plan-flashback (très bonne idée), Ash revit une nouvelle fois l'enfer accompagné cette fois de ses deux collègues vendeurs.

Et au final me direz-vous ? Même si on peut qualifier de mi-figue, mi-raisin la performance de Lucy "Xena" Lawless en mystérieuse pisteuse du livre des morts, la saison se termine sur quelques points de suspension faisant suite à un pacte passé entre Ash et celle qui a écrit le Livre des Morts. Son côté un poil burlesque sied assez bien au ton de la série. Cela aurait fait un bon épilogue pour clôturer définitivement l’aventure. Mais Les producteurs en ont décidé autrement...

Note: 12,5/20

Ber

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06 mars 2017

134. Bron saison 2

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Genre : Série tv suédo-danoise (Policier) créée par Hans Rosenfeldt pour la chaîne SVT1 (Swe) et DR1 (Danemark).

Année : 2013

L’histoire : Après qu'un cargo volé s'est échoué contre un pont de l'Øresund, on le découvre vide de tout équipage sauf cinq jeunes enchaînés dans la cale. Ces jeunes, trois Suédois et deux Danoises, ont été enlevés et il s'avère qu'ils ont été volontairement infectés par une forme de peste pulmonaire. Les inspecteurs Rohde et Norén doivent de nouveau travailler ensemble mais leurs situations ont bien changé durant les treize derniers mois.

A propos de la série :

La saison compte 10 épisodes de + ou – 55 min.

Critique de ber :

La saison 1 avait scotché son petit monde ! Ici, l’essai est transformé et de quelle manière ! Tout d’abord grâce à un duo d’enquêteur toujours aussi habité. Entre l’inénarrable Saga qui tente la vie de couple et Martin qui essaie de reconstruire son cocon familial, les discussions personnelles offrent quelques moments irrésistibles entre cocasserie et malaise.

L’intrigue prend quant à elle aussi de la hauteur. En empruntant le même schéma dans une certaine théâtralisation des meurtres à la première saison, Bron sort tout de même quelque peu de son carcan de par l’identité des assassins. Ici, les deux enquêteurs feront face à une sorte de groupuscule terroriste, monté en plusieurs cellule. Et à chaque élucidation, une nouvelle couche de l’intrigue apparait.

Rarement un programme m’aura tant tenu en haleine au fur et à mesure de son déroulement. Entre chausse-trappe, fausse piste et déduction policière, le rythme effréné du programme percole jusqu’au nerfs des téléspectateurs.

Le nœud se dénouera fortement au neuvième épisode où l’on croit que tout est résolu. Et l’ultime segment d’apparaitre comme un épisode bonus bifide. D’un côté un dernier sursaut du cerveau du groupuscule et de l’autre, des événements qui laisseront des traces sur l’équipe policière qui s’est donné corps et âmes de bout en bout.

Et le thème générique de s’entonner lors de la dernière scène, abandonnant une Saga Noren sur le bitume, seule et désespérée. Et nous, encore tremblotant devant la grandeur ce cette série qui a réussi à rééditer le miracle de ses premiers atermoiements…

Note : 19,75/ 20 (pas 20 pour quelques petits raccourcis mais qui se logent très vite aux oubliettes tant le rythme est effréné)

Ber

 

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133. Gomorra saison 2

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Genre : Série tv italienne (Drame policier) créée par Stefano Sollima pour la chaîne Sky atlantic

Année : 2016

L’histoire :

Une année est passée et Ciro a pris la place des Savastano en instaurant une alliance entre tous les lieutenants des quartiers nord de Naples. Don Pietro couve sa vengeance, cloitré dans un appartement, tandis que son fils, Genny, s’est exilé en Amérique du sud pour gérer, en aval, l’entrée de la drogue en Italie.

A propos de la série :

Cette saison compte 12 épisodes de 58 min.

Critique de ber

Cette saison maintient la série dans les cimes de ce genre télévisuel. D’abord maligne lorsqu’elle s’ouvre sur les quelques minutes qui suivent la fin de la précédente saison. Sur un Genny entre la vie et la mort, un Don Pietro en cavale et une situation totalement redistribuée dans le quartier de la Scampia avec un nouvel homme fort : Ciro.

 

Ainsi tenu en alerte, le téléspectateur peut pénétrer, dès le second segment, dans les nouvelles trames scénaristiques.

 

Tout le monde est plus vieux d’un an et la situation est à couteaux tirés. La nouvelle alliance rend l’atmosphère on ne peut plus délétère avec un Ciro qui essaie, à corps perdu, de maintenir un semblant d’équilibre. A chaque épisode, il sera confronté à de nouveaux aléas qui le feront plonger, inexorablement, vers une issue que l’on devine éloignée du mot favorable.

 

Une saison donc de haute qualité mais très très sombre. Les exécutions seront légions et les survivants n’auront de cesse de se retourner pour anticiper de quelconques coups de poignard dans le dos. C’est très tendu de bout en bout avec quelques moments de haute volée (poético-sanguinaire) éparpillés durant les douze épisodes : Don Pietro qui vit caché dans un cagibi et ne se déplace que par les égouts, Ciro qui doit éliminer lui-même sa propre femme ou encore un règlement de compte final dans un cimetière, au pied de la tombe de Don Imma, l’épouse défunte de Don Pietro. Le sommet est même atteint lors d’une scène qui illustre bien la folie ambiante. Quand Scianel (prononcez Channel), lieutenant peroxydée haute en couleur, se prête au jeu d’un karaoké à la salle de bain, face à son miroir, avec un godemiché en lieu et place d’un micro. Alors que dans le même temps, on tente de tuer son fils dans la cage d’escalier…

 

La série passionne en épousant, çà et là, les destinées de plusieurs personnages, à des degrés d’importance variable. Que ce soit le spécialiste du coupage de la poudre ou bien des gars des ruelles frustrés ou parfois des caïds un peu plus importants. Et tous ces points de vue concourent à illustrer une situation telle une poudrière qui couve sans aucun temps mort.

 

Cela peut paraître un tantinet pesant mais cela semble essentiel à ce que les créatifs veulent générer chez l’auditoire. A savoir un malaise constant et un sentiment de malédiction qui rayonne autour de tous les personnages. Et donc bien loin des clichés des mafieux qui ont la « Grande Vie » avec un statut d’intouchable. Le programme se termine sur une grosse scène de règlement de compte digne d’un western spaghetti (trois personnages et un grand espace meublé par des pierres tombales) mâtiné à la sauce shakespearienne.

 

On est à bout de souffle et les deux années qui séparent chaque saison de Gomorra seront bénéfiques aux spectateurs pour se relever d’un tel déferlement de violence physique et psychologique.

 

Note : 18,5/20

Ber

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07 février 2017

132. The Night of saison 1

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Genre : Série tv américaine (Drama) créée par Richard Price et Steven Zaillian  pour la chaine HBO (USA).

Année : 2016

L’histoire :

Nasir « Naz » Khan est un étudiant américano-pakistanais vivant dans le Queens, à New York. Alors qu'il emprunte le taxi de son père pour se rendre à une fête, Naz se retrouve à conduire une jeune fille chez elle. Mais ce qui avait commencé comme une soirée idéale se transforme en cauchemar lorsqu'il se réveille à côté de sa compagne poignardée à mort.

A propos de la série :

Cette saison compte 8 épisodes de 58 min.

Critique de ber:

Voici le portrait-robot type d’une série réfléchie dans un but totalement qualitatif. Lorsqu’on utilise la plume d’un auteur de littérature noire chevronné (Richard Price) et un acteur de cinéma au C.V. bien fourni dans le sérail underground (John Turturro), HBO ne se la joue pas grosse prise de risque. Et le résultat est de fait à la hauteur des attentes des plus fervents aficionados télévisuels.

 

En résulte une série réussie qui, même si elle ne fait pas preuve d’une originalité débordante, remplit le cahier des charges avec un mélange d’enquête policière et de feuilleton procédurier. Ce qui le sort du lot c’est son incroyable ancrage dans une humanisation de ses personnages. Comme le pauvre prévenu, issu d’une minorité, que tout accuse. Ou l’avocat, un Turturro investi par son rôle, qui vit un calvaire à cause d’un eczéma galopant. Il en va d’ailleurs de même avec les bourreaux du héros. Que ce soit la procureure au visage légèrement difforme ou bien le policier en charge qui, à l’aube de sa retraite, va pousser son investigation vers un jusqu’auboutisme rageur pour se rétracter à la dernière minute en proie au doute.

 

Tout ce petit monde va se démener lors de huit épisodes que je qualifierai de presque didactique sur les travers d’un appareil judiciaire américain tant décrié.

 

On n’évite quand même pas l’écueil d’une description du monde pénitencier maintes fois vu sur le petit écran. Mis à part cela, The Night of demeure dans le haut du panier de ce que la télévision propose pour le moment. Et ce grâce à un propos concis (grâce au principe de la minisérie chère aux Anglais) et une distribution au-delà de tout soupçon qualitatif. Amen.

 

Note : 17/20

 

Ber

09 janvier 2017

131. Game of thrones saison 6

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Genre : Série tv américaine (Fantasy) créée par David Benioff et D. B. Weiss pour la chaine HBO (USA).

Année : 2016

L’histoire :

Une guerre se prépare dans le Nord. Jon Snow, revenu des enfers, se prépare à un nouveau combat avec Sansa à ses côtés. Tandis que Daenerys se retrouve confinée dans un couvent dans le désert, à Port Réal, le château est toujours sous le joug du grand Septon, grand dignitaire religieux qui maintient Cersei en réclusion et la reine en pénitence dans les catacombes.

A propos de la série :

Chaque saison compte 10 épisodes de 52 minutes. Le programme se base sur une série de romans de fantasy écrits par George R. R. Martin.

Critique de ber :

A l'aube de ses 13 derniers épisodes (étalés sur deux ultimes saisons), la série continue son petit bonhomme de chemin. Je diviserai la saison en deux parties.

La première manie toujours aussi bien l'art de fédérer son auditoire dès les premières minutes. Les créatifs arrivent toujours à tout resituer de façon aisée en débutant toujours par les grands axes narratifs. On vit ainsi la résurrection d'un Stark, la pénitence toute éphémère de Daenerys et l'on partage l'ambiance délétère qui règne à Port Real. En parallèle, on suivra aussi la destinée des deux petits derniers Stark. Prendra fin ainsi la cécité et la carrière de "tueuse à gage" d'Arya  tandis que que Bran, paraplégique, nous précipitera dans un voyage dans le temps. Développant son don de télépathie à un niveau supérieur, il découvrira de sombres secrets sur son père et mettre à jour la réelle origine des Marcheurs Blancs. C'est d'ailleurs avec lui que l'on refermera ce premier segment d'épisode avec un final de haut vol entre course poursuite effrénée et paradoxe temporel. Du grand art.

La suite est quelque peu plus laborieuse. Mais c'est l'intrigue qui veut ça. Celle-ci voit Jon Snow tenter de rallier un maximum de gens pour aller détrôner, à Winterfell, Ramsay Bolton. Ce dernier s'étant autoproclamé, par le sang et la terreur, grand seigneur du Nord. Le combat qui en découlera peut se voir de différente façon. Si on veut être décoiffé à nouveau par un épisode fleuve sur un combat épique, on repassera. Mais qui peut blâmer la série de sortir quelque peu de ses sentiers battus? En effet, la bataille, ici, se jouera en mode éclair et dans une fange incommensurable. Ce qui fera véritablement chuter le niveau de cette saison sont les rebondissements de fin de saison. Déjà que l'on tique un tantinet lorsque c'est une cavalerie (venue un peu de nulle part) qui sortira de l'impasse le clan Snow lors du siège de Winterfell, que dire des événements qui feront un peu évoluer la situation à Port Real ? Je les décrirai comme un peu malvenu (un génocide impromptu même si on sentait que quelque chose aller se passer) et très peu télégénique.

Heureusement l'honneur sera sauf au vu du grand déballage d’artillerie lors d'une des ultimes images. Voir de la sorte L'Imbrûlée accompagnée d'une flottille et de ses trois dragons prendre le large en direction du Nord ne peut que faire frémir les fanas de la première heure. Comme une promesse pour le grand Epilogue qui s'annonce…

Note : 16/20

Ber

 

 

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