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Genre : Série tv (Dramatique-humour noir) créée par Vince Gilligan pour la chaîne AMC.

 

Année : 2009.

 

L’histoire : Un prof de chimie de lycée, se sachant condamné par un cancer du poumon, décide de produire illégalement de la méthamphétamine pour subvenir au future besoin de sa famille.

 

A propos de la série :

 

Cette saison compte 13 épisodes de 45 minutes.

Critique de Ber :

Pari réussi ! A savoir égaler une première saison tout à fait jouissive d’une série somme toute originale. Mieux encore, les auteurs arrivent à effacer les quelques artefacts scénaristiques qui faisaient sourciller quelque peu la crédibilité de la saison 1.

Après quelques épisodes très tendus qui verront la fin sanglante de l’association de nos deux compères avec leur dealer mexicain (entre kidnapping, passages à tabac multiples et un oncle chicano paralytique très gênant), le temps est à l’introspection. Habilement, le programme va vraiment s’ancrer dans la réalité sociale des deux héros. Si Jesse (le jeune chien fou) se voit rejeté définitivement par ses parents, se retrouvant par la même occasion « à la rue », Walter (le prof) se voit condamné plus que jamais lorsqu’il entrapercevra un cliché de son plus récent scanner de contrôle. Le « back to business » trouvera tout son sens pour les deux zigotos. Au menu, un réseau de dealer maison (composé de bras cassés of course) après une production au finish pendant une bonne centaine d’heures d’affilée (donnant vie à un épisode « huis-clos tel un exercice de style assez réussi) !

 

 

Comme jamais rien n’est linéaire dans Breaking bad, tout va aller de travers ! La concurrence va les évincer. Pire, même la police va flirter avec eux. Ces derniers, toujours à la recherche du légendaire Eisenberg (l’identité cachée de Walter), vont s’approprier un dealer déchu pour essayer de choper Eisenberg. Ce ne sera qu’aux prix  d’un pied de nez télégénique que les fédéraux se feront rouler dans la farine ! Comble de tout, le diagnostic médical de Walter n’est finalement pas si mauvais que cela. On parle d’intervention...très onéreuse. Rebelote pour ainsi toujours dédouaner la raison d’être du trafic !

 

 

Les fins de la saison vont encore bouleverser pas mal de chose. Jesse va sombrer dans la toxicomanie tandis que Walter cherche à élargir son trafic à l’échelle nationale. Et ce à n’importe quel prix (genre rater l’accouchement de sa femme ou autre acte de cruauté extrême de non assistance à personne en danger).

 

 

L’ultime épisode, quant à lui, continue dans la même veine des gros chambardements. C’est ainsi que Walter se trouvera seul, avec ses millions de dollars planqués chez lui, vu que son épouse a filé avec ses mioches, fatiguée par un trop plein de cachotteries de son mari.

Le seul petit bémol est ce crash aérien final qui arrive un peu platement (un comble) mais surtout dont l’origine me paraît un peu tiré par les cheveux ! La série n’avait véritablement pas besoin d’un clifhanger pareil pour éveiller l’attente de la prochaine saison. Leurs scripts bien au dessus de la moyenne suffisaient royalement à maintenir les aficionados en totale symbiose avec l’avenir de leurs héros favoris...

Note : 17/20

Ber