Dexter_6X01

Genre : Série tv (Thriller sanglant) créée par James Manos jr pour la chaîne Showtime.

Année : 2011.

L’histoire : Deux fervents religieux se sont mis dans la tête d’orchestrer 7 tableaux de l’apocalypse dans les rues de Miami afin d’annoncer la fin du monde.

A propos de la série :

Cette saison compte 12 épisodes de 45 minutes.

Critique de ber :

La première moitié de saison s’intéresse à la relation qu’entretient Dexter avec un ex-taulard devenu religieux, Frère Sam. Ce dernier n’aura de cesse de lui montrer une voie où son côté sombre pourrait être annihilé. Ces intenses échanges couplés à son désir d’être un bon père vont avoir un réel impact sur la psyché du héros.

Ensuite cela va se gâter. Lors de l’assassinat de Frère Sam, Dexter ne pourra assouvir son courroux que  par le meurtre sauvage du coupable. Totalement sorti de son schéma habituel, le détective sombrera alors dans des eaux très troubles, avec pour compagnon le fantôme de son frère disparu. Cela se soldera à l’écran par un épisode peu inspiré qui les verra retourner vers les terres de Trinity. Cet intermède fait quelques peu tache dans cette sixième saison.

Au point de vue trame principale, c’est cette fois-ci deux tueurs qui occupent les pensées de la Miami Métropolitan Police. Même si l’originalité n’est pas au rendez-vous (des tueurs illuminés rejouant l’apocalypse, c’est du déjà vu), il faut bien avouer que la mécanique des meurtres des deux scélérats est très bien rendues. Les tableaux imaginés par le gourou prennent vie dans le quotidien des californiens de façon machiavélique et bouleversante.

L’enquête avance dans un assez bon rythme sans qu’on éprouve la moindre lassitude. Même si c’est assez convenu dans le déroulé, les auteurs nous abuse sur l’identité de celui qui tirait les rênes du duo meurtrier (étonnant je l’avoue mais la technique a tellement déjà été usitée). De plus, j’ai sauté de mon fauteuil lorsque Dexter a maquillé une scène de crime (effaçant son visage un tableau peint sur un mur) avant que ses collègues ne le suivent. C’est un peu tiré par les cheveux vu que d’autres flics ont dû l’avoir vu car la découverte de cette scène d’homicide a été signalée par signal radio ! M’enfin !

En fait, le principal atout de la saison réside dans le traitement de Debra, la sœur de Dexter. Catapultée Sergent chef, la jeune femme va devoir faire ses preuves en plein tirs nourris de sa hiérarchie suite aux méfaits des tueurs de l’apocalypse. C’est dans cette tourmente qu’elle s’interrogera plus que jamais sur son demi frère Dexter. Elle plongera même au plus profond d’elle pour en extraire le véritable lien qui l’unit à lui. Et c’est dans cette mélasse affective que nous explosera au visage l’ultime scène de la saison. Même si on l’attendait tôt ou tard, les conditions particulières concoctées par les scénaristes ne la rende que plus troublante. Peut-on arguer que la série s’en trouvera totalement chamboulée afin d’enrayer définitivement le côté un peu répétitif du programme (Dexter qui anticipe sempiternellement tous les coups de ses collègues afin d’éliminer lui-même les tueurs sanguinaires) ?

Pour le vérifier, il va falloir attendre les prémices de la septième saison. Rare sont tout de même les séries qui peuvent se targuer de combler l’intérêt de ses aficionados durant autant de temps !

Note : 15.5/20

Ber