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Genre : Série tv américaine (Dramatique) créée par Howard Gordon et Alex Gansa pour la chaine Showtime (USA).

Année : 2011

L’histoire :

Carrie Mathison, agent de la CIA, soupçonne fortement que Nicholas Brody, soldat revenu d’Irak après 8 ans d’emprisonnement, ait été « converti » par ses geôliers afin de menacer la sécurité des Etats-Unis.

A propos de la série :

La saison compte 12 épisodes de 55 minutes. Le programme se base sur une série télévisée israélienne, « Hatufim ».

Critique de ber :

La série mérite véritablement son statut de programme phare. Elle nous ouvre les portes des arcanes du monde des services secrets américains. En utilisant intelligemment les ingrédients qui instillent la peur dans la population post 11 septembre (risque d’attentat, la survivance d’Al-Qaïda…), Homeland tient le bon filon mais ne s’arrête pas qu’à cela. Elle épouse la destinée de Carrie, espionne de haut vol dont le présent travail va vite virer à l’obsession. Et c’est bien cela qui fait grimper le programme vers les cimes du paysage audiovisuel : les meurtrissures de ses agents. Entre trouble bipolaire masqué à ses employeurs et vie sociale inexistante, Carrie illustre à merveille l’envers du décor d’un job sexy à première vue. Les auteurs enfonceront même le clou via son boss, Saul, dont le mariage suit les voies d’une désintégration en bonne et due forme.

Même si ce sont les dommages collatéraux du job que l’on retient, l’évocation de la vie tumultueuse au sein de La CIA est également bien rendue. Si la logistique est bel et bien au rendez-vous, l’Agence est aussi en proie, à l’instar d’autre corps de métier moins puissant, à des luttes de pouvoir entre service (la rivalité avec le FBI) et est aussi soumise au joug de la politique (l’ambition du Vice président aura des conséquences majeures sur l’affaire en cours).

Au point de vue suspense, Homeland distille très bien ses effets tout au long de la saison. Sans jamais étouffer le spectateur par de multiples clifhanger, les retournements de situation sont légions et souvent brillants. Et ce jusqu’au copieux épisode final (d’une durée de 90 minutes) où un attentat de haute envergure sera évité sans que l’on puisse pourtant parler d’happy end. La série maintient véritablement tout son intérêt au-delà du mot fin. Cela va être coton de donner suite à une telle réussite !

En parlant de réussite, impossible de ne pas parler de la superbe interprétation de Claire Danes dans la peau de Carrie. L’actrice crève littéralement l’écran avec un rôle très pros mais rempli de failles. Fêlures que l’on peut lire sur quelques mimiques discrètes qui nous replongent, sporadiquement, à l’époque de son adolescence  vécue par procuration dans la série tv « Angela 15 ans ».

De plus les auteurs ne l’épargneront pas. Entre des sentiments ambigus face à sa proie et une grosse crise de maniaquerie qui la verra tâter les électrochocs, le miasme psychologique n’est pas loin. Il faut bien passer par là pour laisser une empreinte indélébile dans l’esprit collectif. Et c’est chose faite, soyez en sûr ! (d’ailleurs elle a reçu 2 Golden globes consécutifs pour sa performance).

Note : 19/20

Ber