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Genre : Série tv américaine (Comédie dramatique)  créée par Tom Kapinos pour la chaîne Showtime

Année : 2011- 2012

A propos de la série :

La série compte 12 épisodes de 25 minutes.

L’histoire :

Trois années sont passées. Hank Moody quitte New-York pour Hollywood. Ville où se sont réfugiés son impresario, et son ex-épouse, à présent remariée avec un écrivain alcolo et un brin exhibitionniste.

Critique de ber :

Suite au naufrage de la saison 4, on ne pouvait imaginer que la série puisse descendre plus bas. Les auteurs jouent la carte de l’ellipse (plus de deux ans entre les deux saisons). Et il fallait bien ça pour nous faire passer la pilule du remariage de l’ex-femme de Hank. Comment auraient-ils pu illustrer qu’elle tombe dans les bras d’un autre écrivain frappadingue et hanté par le démon de l’alcool ?! Grâce au subterfuge du saut dans le temps, cela passe sans pour autant faire basculer la série dans quelque chose d’innovant.

Du côté de Hank, il n’a pas changé d’un iota. Il se trouve embrigadé dans l’écriture d’un film pour le compte d’un rappeur, l’inénarrable Samurai Apocalypse,  qui se rêve en acteur superstar dans la droite lignée d’un Steven Seagal.

Pas très original sur le papier me direz-vous, mais il faut bien avouer qu’il y a deux ou trois scènes qui sortent du lot. Comme la fois, ou le trio (Hank,Runkle et le rappeur) kidnappe une voiture de police juste pour le fun. Cela donnera droit à une franche rigolade au détriment de l’impresario.

Le reste du temps, on nage simplement dans un enthousiasme modéré (Hank qui se trouve face au nouveau petit ami de sa fille, jeune homme qui n’est rien d’autre que son clone). Sauf quand on  verse dans l’indigeste sur tout le pan de scénar’ de l’entourage de Runkle. C’est toujours dans une aura vulgaire que se démène son ex épouse, avec de surcroît un mioche de deux ans qui peine à exister dans le marasme qu’est la vie d’une mère en apesanteur. Heureusement qu’une ou deux saillies arrivent à nous décrocher quelques sourires (Marcy et son amant de producteur qui jouent des scénarios sexuels dans lesquels Runkle joue des rôles ignominieux ou encore le premier mot du bambin qui n’étonnera que très peu l’auditoire : « Blowjob » !).

La série s’améliore quelque peu tout en restant dans quelque chose d'assez brouillon. Au final, on ne tiquera même pas de voir deux mariages sombrer totalement et on restera même consterné par une scène de bravoure finale tout à fait factice. Et on a peine  à croire qu’il y aura un quelconque renouveau au vu des points de suspension laissé par les auteurs. Ils abandonnent notre cher Hank en très mauvaise posture, situation qui nous laisse une forte impression de déjà-vu.

La moyenne, et pas une miette de plus !

Note : 10/20

Ber