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Genre : Série tv américaine (Dramatique)  créée par Kurt Sutter pour la chaîne FX.

Année : 2012

A propos de la série :

La série compte 13 épisodes de 45 minutes.

L’histoire :

Jax a pris les rênes du club. Il aura, pour ses débuts, fort à faire pour calmer les ardeurs de Damon Pope, un grand ponte de la pègre afro américaine. Ce dernier cherche à venger sa fille, victime collatérale d’une action malheureuse d’un des membres du SAMCRO…

Critique de ber :

La série se porte très bien. Très bien même ! Elle réussit à nous faire vivre une saison de haut vol avec des intrigues à couteaux tirés et une action non stop, en plongeant plus que jamais l’univers de Charming dans la barbarie.

Tel un équilibriste machiavélique, Jax va devoir ménager la chèvre et le chou. Une chèvre enfarinée de coke tel le trafic de drogue du cartel mexicain duquel le club veut sortir et un chou en mode vengeance aveugle illustré par la tentative de dompter le club par un big boss black.

Jamais la situation n’aura été aussi explosive et le néo président ne voudra rien lâcher pour faire ses preuves malgré les bâtons dans les roues mise par son père spirituel et président déchu. Passant du stade de moribond à  manipulateur hors pair, Clay Morrow invite le jeune Jax à un bras de fer psychologique sur fond de conflit œdipien.

La force de cette saison réside dans les nombreux rebondissements de ses intrigues. En effet, les nombreux secrets qui lient certains personnages à certains moments se retrouvent à chaque fois éventés dès l’épisode suivant. Redistribuant de la sorte les enjeux et ouvrant ainsi la voie à d’autres tensions scénaristiques. L’entreprise est louable et le résultat à la hauteur !

Au rayon distribution, on peut noter la présence de deux cadors ayant déjà officié dans le milieu des séries tv. A l’instar d’un The Shield, le rayon créatif a su s’entourer de guests qui haussent le niveau du programme. S’Il faut bien avouer que retrouver l’an passé Danny « Machete » Trejo sous les traits d’un malfrat chicano lié au cartel n’avait rien d’étonnant (l’acteur ayant déjà officié dans le même registre dans Breaking bad), on ne peut que reconnaître une meilleure synergie dans l’introduction de ces nouveaux seconds rôles.

Harold Perrineau Jr prend en main le rôle de Damon Pope. Ce n’est autre que l’ex narrateur paralytique de OZ. Très à l’aise dans les baskets d’un caïd sans remords, il enverra le crew assez vite en taule (clin d’œil à OZ ?) où un cadre du SAMCRO trouvera la mort (et ce dès les premiers épisodes !). Pope utilise la manière forte pour mettre le SAMCRO à genou et obligera Jax à lui sacrifier un autre membre du club.

L’autre tête connue est quant à elle plus inattendue. Jimmy Smits (NY Police blues) prend les traits de Nero Padilla, un proxénète méxicain qui s’alliera au club et ne laissera pas indifférent Gemma, la mère de Jax. C’est avec un charisme assez exceptionnel que Smits prend une place prépondérante dans cette cinquième livraison des Sons. Un coup gagnant !

Plus complexe que jamais, la série retrouve les cimes de ses premières saisons. Sons of anarchy n’a jamais été aussi burnée avec un label « Non-Stop Action »,  qui annihile dans l’œuf tout sentiment d’invraisemblance au vu de l’accumulation exponentielle des pépins que rencontrent ce club de bikers.

Mais comment digérer un tel triomphe dans l’avenir ? Le pessimisme est de rigueur….

Note : 19/20

 Ber