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Genre : Série tv américaine (Dramatique-humour noir) créée par Vince Gilligan pour la chaine AMC (USA).

Année : 2012

L’histoire : Walter White a amassé un pactole de tous les diables. Et c’est à l’heure de la retraite que les gros ennuis vont débuter. Entre ses truands acolytes qui perpétuent sa « petite entreprise », son comparse Jesse reparti à la dérive et son beauf en passe de démasquer le légendaire Heisenberg, Walter fonce tout droit vers son funeste destin….

A propos de la série :

Cette saison compte 16 épisodes de 52 minutes.

Critique de ber :

 

Chapeau bas les artistes ! Breaking bad quitte nos écrans de tv de la plus belle des manières. Par la grande porte !

 

S’ouvrant sur 8 épisodes que je qualifierai d’atmosphérique, le programme va, par la suite, jouer la carte du jusqu’auboutisme que l’on attendait.

 

D’abord, on replonge donc dans cet univers si particulier pour qu’on puisse faire un petit état des lieux de la situation. Elle n’est guère brillante. Walter s’acharne à produire sa drogue, sa femme le hait et les fédéraux font peu à peu tomber tous le réseau d’Hermanos. Avec en tête de gondole, Mike,  l’homme de main du magnat déchu, qui va cristalliser toute l’attention de la police. Ce qui enlève judicieusement tout le poids de l’enquête sur nos deux héros. Héros qui feront encore preuve d’ingénieuses idées lorsque ça chauffe un peu pour leur matricule : leur labo devient mobile car trouvant refuge dans des maisons en phase de dératisation ou ils feront construire un aimant géant pour détruire les données d’un portable au travers d’un mur.

 

Ce qu’il y a à retenir aussi de ce préambule, c’est l’association de Walter avec un petit groupe de truands locaux pour différentes tâches annexes. Comme l’élimination dans plusieurs prisons de témoins gênant et ce dans une simultanéité d’horloger. Cette bande de malfrats prendra le relais d’un Walter enfin rassasié mais cela le mènera irrémédiablement à  sa perte.

 

Ce qui fait le sel de cette série c’est sa densité. Le programme surfe toujours sur cette vague en rappelant que seulement une année s’est écoulée depuis l’annonce du cancer de Walter. Et la seconde partie de saison va encore faire grimper l’impression de gonflement de l’intrigue.

 

Walter se verra démasqué par son beauf des fédéraux et son chemin de croix va véritablement débuter. Tout est à couteaux tirés et les face à face sont tous aux cordeaux. Retiré dans ses derniers retranchements, le chimistes usera des pires bassesses pour ensuite filer vers une prétendue porte de sortie (sous forme de changement d’identité). Et c’est là encore que les créatifs vont jusqu’au bout des choses. Ils vont au-delà ce cette situation pour clôturer Breaking bad de la plus belle des façons : par un ultime acte désespéré d’un Heisenberg qui se voit en redresseur de torts pétri de culpabilité. Il ne pouvait avoir de happy end dans pareilles entreprises et les auteurs nous le prouvent en activant définitivement le mode « crépusculaire ». Je me répète peut être mais chapeau bas les artistes !!!!!!

 

Note : 19,5/20

 

Ber