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Genre : Mini-Série tv française (Policier burlesque) créée par Bruno Dumont pour la chaîne ARTE.

Année : 2014

L’histoire : Pt’it Quinquin, un adolescent vivant dans le Boulonnais, occupe ses vacances comme il peut, avec ses amis. Un jour, ils voient un hélicoptère de la gendarmerie  survoler la plage puis sortir une vache d'un blockhaus. Le commandant Van der Weyden mène l'enquête sur cette découverte macabre : une femme démembrée est retrouvée dans le ventre de la vache…

 A propos de la série :

La saison compte 4 épisodes de + ou - 45 minutes.

Critique de ber :

Voilà ce qui arrive quand une chaîne donne carte blanche à un cinéaste marginal. On se retrouve embrigadé dans un bazar innommable peuplé de personnages tous plus loufoques les uns que les autres. Déjà la forme est au diapason : une série de 4 épisodes tournés avec des acteurs amateurs !

 

Mais ne vous méprenez pas ! On est bien face à une œuvre télévisuelle aboutie (chapeau à la direction d’acteurs !) aux images léchées et aux cadrages précis. C’est plus dans l’écriture que la série se démarque de ses pairs. Elle se regarde comme un grand coup de pied dans la fourmilière des (centaines de) séries tv policières dont on est abreuvé par les chaînes hertziennes.

 

Cette soupe ci a une tout autre saveur. Même si l’on est confronté à une enquête policière et ses avancées (qui arrivent un peu miraculeusement au vu du peu de sagacité de nos deux limiers), l’ensemble forme un point de vue hyper caricatural sur la ruralité. C’est bien sûr fait exprès pour mettre en lumière une France que l’on ne montre presque jamais. Parfois, on se croirait tombé dans un remake franchouillard du Freaks de Browning ! Et l’histoire joue dans la même gamme. Totalement impalpable, l’intrigue charrie des dizaines de thèmes (les vestiges de la guerre, le syndrome de la vache folle, le mythe du serial killer…) comme pour noyer le poisson d’une résolution que l’on peine à deviner.

 

Et il ne faudra pas compter sur l’épilogue pour éclairer la moindre lanterne.  Totalement en mode « je laisse mon petit monde pantois », le final offre deux interprétations possibles : soit un coupable en forme de Mal désincarné (clin d’œil à Twin Peaks ?) ou bien que tout cela relèverai de la vaste blague (ce qui qui ne ferait rire que les protagonistes de l’histoire selon moi). La frustration n’est pas loin, faut bien l’avouer…

 

Dans tous les cas, la série ne laissera personne indifférent. J’en veux pour preuve le fait qu’elle ait été bien reçue par la critique. Et je pense que Ptit Quinuin gardera une aura culte dans les années à venir. Rien que pour cela, ça valait bien le détour !

 

Note :

 

15/20

 

Ber