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Genre : Série tv américaine (Western-Science-Fiction) créée par Jonathan Nolan et Lisa Joy pour la chaîne HBO

Année : 2016

L’histoire : Westworld est un parc d'attractions futuriste recréant l'univers de l'Ouest américain du XIXe siècle. Il est peuplé d'androïdes, appelés « hôtes », réinitialisés à la fin de chaque boucle narrative. Les visiteurs, appelés « nouveaux venus » , peuvent y faire ce qu'ils veulent sans aucune conséquence. Mais à la suite d'une mise à jour du programme des androïdes, les dirigeants du parc devront faire face à plusieurs bugs dans leur comportement.

A propos de la série :

La saison compte 10 épisodes 50 minutes. La série est basée sur le film Mondwest (Westworld) écrit et réalisé par Michael Crichton en 1973.

Critique de ber :

On est là dans de la grosse machinerie qui sent le gros investissement basé sur de grands noms que ce soit à la production (le frère de Christopher Nolan et JJ Abrams aux manettes) ou à la distribution (Ed Harris et Anthony Hopkins tout de même). Même si il y a là de gros gages de qualité, les meilleures intentions ne font pas toujours les meilleures programmes. Voyons cela...

 

Ici, on est tout de suite plongé dans un monde virtuel, une sorte de parc d’attraction moderne. Déjà là, on ne se dépare jamais d'un sentiment de déjà vu. L'ombre de Matrix plane tandis que Westworld emprunte fâcheusement à Lost pour son intrigue nimbée de mystères.

 

Pourtant, le programme va réussir peu à peu à se délester de cela. Plus on va s'enfoncer dans la complexité de la psyché de ces hôtes créés par l'homme, plus le spectateur se trouvera envoûté par des enjeux beaucoup plus complexes que ceux esquissés de prime abord.

 

Couche par couche, Nolan dissèque ses intentions pour atteindre un certain sommet sur les 8ième et 9ième segments. Là, on se trouve pendu aux lèvres des protagonistes peu avares en révélation. Entre crise d'identité et autre prise de conscience commune, les hôtes vont peu à peu se créer une destinée. Et ce, malgré le joug d'un Deus ex Machina fait de chair et d'os.

 

Malheureusement ce soufflé qualitatif va franchement s'écrouler devant un ultime épisode dont les palabres ininterrompues auront raison de l’intérêt du spectateur.

 

Et ce n'est pas le dernier coup de dès final du créateur de Westworld qui nous sortira de la torpeur. En lieu et place d'un émoustillement final, j'opterai plus pour un petit côté navré lorsque la série prend une tangente assez grossière. Tel un clifhanger vain pour essayer de relancer une machine grippée, de la plus racoleuse des façons: transformer les fausses effusions de sang en véritable hémoglobine. Mais peut être l’avenir me fera mentir?

 

Au final, du bon et du moins bon. Comme dans les premiers épisodes où certains procédés étaient à la limite du pompeux. Comme le thème du générique qui singe éhontément celui du Trône de fer. Ou encore ces titres pop mués à la sauce "piano mécanique » comme dans les saloons d'antan.". Cela peut tenir la route sur deux épisodes (la fusillade sur le Paint it black des Stones ou le Creep de Radiohead que l'on se plait à deviner pour appuyer une atmosphère). Mais par la suite, ce dit procédé se vit comme un gimmick poussé jusqu'à ces derniers retranchements…

 

Note : 14/20

 

Ber