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Genre : Série tv (Fantastique) créée par Alan Ball pour la chaîne HBO.

Année : 2011.

L’histoire : Une sorcière de Bon Temps, à première vue inoffensive, s’initie à la Nécromancie, magie qui lui permettrait de contrôler à sa guise les vampires. Sookie revient du royaume des fées en constatant qu’une année entière s’est écoulée depuis sa disparition.

A propos de la série :

Cette saison compte 12 épisodes de 45 minutes.

Critique de ber :

Cette saison s'ouvre sous de très mauvais auspices. Les premières images, nous dépeignant le monde désenchanté des fées, sont assez laides et à la limite du ridicule. Toujours durant ce premier épisode, les auteurs nous assènent toutes les nouvelles pistes scénaristiques qu'ils développeront. On se retrouve légèrement asphyxié et totalement malmené.

Au fil des épisodes, on retrouvera assez rapidement nos repères pour nous replonger une nouvelle fois, corps et âmes, dans les délires télévisuels concoctés par Alan Ball, le showrunner. J'ai l'impression que la série est tellement à part qu'il faut bien deux ou trois piqures de rappel afin de se remettre dans l'atmosphère particulière du programme. Le cœur de l'intrigue, à savoir la montée en puissance d'une nécromancienne qui pourrait manipuler les vampires, prend véritablement toute son envergure au fur et à mesure.

Même s'il y a de l'amélioration, ne croyez pas que la saison monte en puissance sans coup férir, tel un train lancé dans son élan. La cause est multifactorielle. D'abord l'intrigue principale est tirée en longueur (comme si les idées développées auraient tenues sur moins de dix épisodes). Puis, il y a, ça et là, quelques scènes hautement improbables dans le déroulement de l'action (Lafayette et son chéri oubliés dans les toilettes, occupés à fomenter un sale coup à la sorcière !). Enfin, il y a aussi un réel manque d'intérêt de quelques intrigues secondaire (tous le pan de scénario sur les problèmes familiaux de Merlotte (le barman polymorphe) et ses prises de bec avec les loups garous ou encore la dépendance au V du shérif Bellefleur).

Pourtant, on ne peut pas reprocher aux scénaristes de mettre la moindre entrave aux multiples délires naissant dans leur cerveau. Comme lorsqu’ils transforment le frère de Sookie en objet sexuel d'une bande de panthère-garou en manque de semence. C'est lourd à la longue mais les auteurs dégoupillent notre frustration en prêtant au personnage les propos qui germent dans notre esprit (à propos d'une punition divine due à ses errements sexuels passés). Idem pour la romance sucrée entre Sookie et le malfaisant Eric, devenu amnésique et inoffensif pour le coup. Cette histoire d’amour épouse les voies d’un romantisme fantasmagorique. Recette  que n'aurait pas reniée la saga Twilight. Ball réalise alors la même pichenette en nous faisant apparaître à l'écran le dvd du film dans un carton de déménagement !

Le constat demeure donc des plus mitigé. En démarrant les hostilités une année après l'ultime épisode de la précédente saison, cela a permis aux auteurs de faire évoluer certains personnages de façon pertinente (Bill devenu roi de Louisiane, le frère de Sookie à présent shérif adjoint) mais là encore, ils se trompent dans le traitement de Tara, l’amie d’enfance de Sookie. Au diable pourquoi, l’ayant muée en lesbienne solitaire partie chercher dans l’anonymat l'action dans d'autre contrée, la faire revenir à Bon Temps pour la faire retomber dans les mêmes schémas de malchance délirant ?  Mystère…

Et l'exercice périlleux consistant à réussir l’ultime épisode est malheureusement aussi calamiteux. Le retour discret d'une fée ou l'arrivée d'un étranger lié à un personnage que je qualifierai de tertiaire est loin de mettre du baume au cœur en vue de la suite des événements. Et que dire alors du dernier coup asséné (la mort brutale d'un personnage principal) ! Il est tellement inattendu (comme un sparadrap arraché d'un coup sec) qu'il laisse presque de marbre. Un comble!

Note : 12/20

Ber