homeland

Genre : Série tv américaine (Dramatique) créée par Howard Gordon et Alex Gansa pour la chaîne Showtime (USA).

Année : 2012

A propos de la série :

La série compte 12 épisodes de 55 minutes. Le programme se base sur une série télévisée israélienne, « Hatufim ».

L’histoire :

Après un séjour en psychiatrie, Carrie reprend du service dans la traque du terroriste Abu Nazir tandis que Brody, en pleine ascension politique, est pris sous l’aile du vice président des Etats-Unis

Critique de ber :

Difficile de réitérer la réussite d'Homeland, premier du nom. La chose paraissait difficile et les auteurs se sont quelque peu cassé les dents dans leur entreprise. Analyse :

Tout avait pourtant bien commencé lorsque les créatifs ont assez vite remis en selles notre chère Carrie revenue d'"entre les fous". Ensuite, ils ont eu aussi la bonne idée de changer la donne avec un Brody qui se trouvait de plus en plus dans des positions intenables. La série trouvait un nouveau souffle en transformant le terroriste roux en agent double pour la CIA. Autre piste très réussie est l'implosion du cocon familial de Brody devant tant de mensonges inavoués.

Je pense que tout se gâtera à cause d'un choix scénaristique majeur. A savoir, celui de ressusciter la romance entre Brody et Carrie. il est clair qu'elle faisait le sel de la première saison et c'est surement dans un souhait de pérenniser l'ambigüité de cette relation que les auteurs ont misé à nouveau sur ce cheval. Malheureusement la pilule est assez difficile à avaler (Brody a tout de même sciemment fait interner sa prétendue dulcinée!). Pire encore, le programme se mue peu à peu à une sorte de drama avec ses deux amants maudits. On perd totalement le fil conducteur thématique qui formait la colonne vertébrale de la série !

Le château de carte s'écroule petit à petit. D'une attaque terroriste peu crédible (le piratage du pacemaker du vice président!) à des oublis scénaristiques assez navrants (a menace Nazir écartée, Carrie ne s'inquiète pas de ne pas voir son mentor disparu depuis trois jours!), Homeland plane dans des territoires très abstraits. Dans ce marasme de fin de saison, on notera tout de même un bon moment télévisuel lors de la traque de Nazir dans une usine désaffectée, s’étalant sur deux épisodes.

Pourtant, la série avait gardé derrière le coude une botte secrète que je qualifierai d’explosive. Au sens propre comme au figuré. Ainsi on se retrouve, dans les toutes dernières minutes, avec une toute nouvelle redistribution des cartes. Carrie se retrouve ainsi investie d'une toute nouvelle mission,  Saul, son mentor, se voit promu à un poste inespéré et  Brody contraint à l’exil au Canada. On peut faire la fine bouche mais fort est de constater que tous les espoirs peuvent être permis pour la saison 3.

L'honneur est sauf!

Note : 12/20